La conscience
I. Pourquoi faire de la conscience le propre de l'Homme
- Le cerveau réfléchit mais un miroir aussi.
- Le miroir renvoi une image qui va nous faire sortie de notre pensée afin de réfléchir dessus. Réfléchir revient à se dédoubler. Il faut prendre de la distance pour revenir sur soi, se remettre en question pour avoir une connaissance réfléchie.
Moi ≠ moi-même car moi peut revenir sur moi-même et non sur moi
- Pourquoi avons-nous tendance à penser que les animaux pensent et pourquoi le
voulons-nous ?
- On a tendance à juger quelque chose par rapport à nous même : c'est l'égocentrisme(littéralement) qui débouche sur l'anthropomorphisme à doter les choses de caractères humains
- Cela marche pour les animaux, les peluches, lestéléphones, les ordinateurs,...
- L'animisme : doter une âme d'une pensée (esprits par exemple ou Dieu) à voir lexique
- Selon les statistiques, les animaux sympathiques comptabilisent le plus de caractères anthropomorphiques (yeux de face, regard expressif,...)
Lion/cheval : crinière =cheveux + bipédie (se mettre debout ou non)
- Desmond Morris, Le singe nu : « Nous ne voyons pas les animaux comme des animaux, mais seulement comme des reflets de nous-même, et si le miroir nous déforme trop, nous le modifions ou le cassons »
- Pourquoi faire de la conscience le propre de l'homme ? pourquoi s'en servir pour caractériser l'homme ?
Selon Pascal :
L'homme n'est rien par rapport à la nature. L'homme est misérable d'un point de vue physqiue. Malgré la construction, les bâtiments, les innovations,... On reste misérable, « un roseau, le plus faible de la nature, mais pensant »
Si il y a la disparition de l'homme, il n'y aura aucun changement du point de vue physique, mais un changement au point de vue intellectuel car on est les seuls à avoir construit quelque chose.
La capacité de pensée à cerveau à tête (pourquoi pascal peut imaginer un homme sans tête mais pas sans pensée ?)
Tout être pensant est un être humain. Morale : distinction du vrai/faux, juste/injuste, bien/mal
II. La conscience et le monde
- Hume appartient à l'empirisme (toutes les connaissances sont fondées sur l'expérience)
- Enquête sur l'entendement humain, « tous les matériaux de la pensée sont tirés de nos sens » Rien n'est inné.
- Descartes ≠ empirisme. Nous acquérons des connaissances par l'expérience.
Personnalité, ... Nous ne sommes rien par nous-même, nous ne sommes que la
somme de nos expériences. Lors d'une expérience, on sait que c'est nouveau car on compare ce que l'on vient de vivre avec ce que l'on a déjà vécu.
- Fichte (disciple de KANT) : il faut un point de repère à toutes nos expériences.
Moi ≠ non-moi
- Le moi se dédinit en s'opposant au non-moi dans un processus d'identification et de différenciation réciproque ?
- Définition du moi :
- Mes idées
- Mon corps
Mais aussi ...
- Des objets
- D'autres êtres vivants
- D'autres hommes
- Tout ce que nous pensons, ressentons, ne sont que des réactions donc mes états de conscience donc il 'y a pas vraiment de non-moi mais uniquement du moi.
III. Peut-on penser sans parler
- Langage animal : inné à universel
- Naturel à fixe
- Langage humain : acquis à particulier
- Conventionnel à évolutif à notions abstraites
- Exprimer (pas forcément d'interlocuteur et donc de retour) ≠ communiquer (interlocuteur et retour)
- L'art peut être un moyen de communication. On s'assure si la personne en question a bien compris en lui demandant si elle a compris.
- Du point de vue de la communication, le langage est indépassable car c'est le système de communication le plus complexe.
- Merleau-Ponty : Sur la phénoménologie du langage
- Chaque mot n'a qu'une valeur diacritique (1 mot a besoin d'un autre mot pour faire sens)
- « Forger des mots nouveaux quand la langue ne manque pas d'équivalent pour un concept donné, c'est prendre une peine puérile pour se sortir de la foule » KANT
- BOILEAU : « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément. »
- PLATON, Théétète
Il définit la pensée comme « un dialogue de l'âme avec elle-même »
La pensée sans le langage n'est pas finie
Gauche : mauvais, déformé
Droite : perfection
--> On a tendance à privilégier la droite.
